L’actualité du Tibet libre
Réaction de SFT France suite à l'intervention de M. Jean-François HUMBERT, président du groupe d’information sur le Tibet le 23 janvier 2012 Le 25/01/2012 de 18h00 à 00h00 Commentaires : 0 | | Mercredi 25 janvier 2012.
Nous saluons la déclaration faite par le Sénateur Monsieur Humbert
Dix-sept jeunes tibétains se sont immolés depuis mars 2009 ce qui est le résultat direct de l'intensification systématique de la répression du peuple tibétain par la Chine.
Si la Chine veut être respectée comme une grande puissance et un partenaire incontournable, elle devra suivre les règles et principes partagés par les démocraties autour du monde.
Les nations libres de ce monde ne peuvent continuer à traiter avec la Chine comme si de rien n'était.
Aujourd'hui les manifestations pacifiques des Tibétains se retrouvent face aux armes chinoises. Des rapports nous confirment que 11 manifestants Tibétains ont été tués par balles ces deux derniers jours dans l'Est du Tibet.
Nous demandons au gouvernement français, de prendre position immédiatement afin de mettre fin au massacre des manifestants pacifiques et de condamner en des termes clairs et forts ces tueries.
Nous demandons également au gouvernement français de faire pression sur le gouvernement chinois pour autoriser un accès indépendant au Tibet.
Anne et Tenam,
Présidents de Students for a Free Tibet-France
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PARIS / SENAT, 23 janvier 2012 : Intervention de M. Jean-François HUMBERT, président du groupe d’information sur le Tibet Le 23/01/2012 de 18h00 à 00h00 Commentaires : 0 | | Proposition de loi visant à réprimer la contestation de l’existence des génocides reconnus par la loi
Intervention de M. Jean-François HUMBERT, président du groupe d’information sur le Tibet
Lundi 23 janvier 2012
Monsieur le Président,
Monsieur le Ministre,
Mes chers collègues,
C’est en ma qualité de président du groupe d’information sur le Tibet que je souhaite apporter un éclairage complémentaire à nos débats. Je ne me prononcerai pas de manière définitive sur l’intérêt ou la légitimité des lois dites « mémorielles », ni sur la constitutionnalité d’une incrimination pénale de la contestation de l’existence des génocides. Mon propos est autre. Je veux profiter de l’attention que le Sénat accorde aujourd’hui à la très grave question des génocides, pour rappeler que l’un d’entre eux est en cours aujourd’hui sur les hauts plateaux tibétains.
Je sais que cette affirmation va se heurter à une certaine incrédulité. D’aucuns, s’estimant bien informés, vont me rétorquer que l’oppression exercée par les autorités chinoises sur les Tibétains, aussi pesante soit-elle, ne peut pas être assimilée à un génocide. Et pourtant ! A ceux-là, je répondrai par deux considérations.
Premièrement, il ne faut pas oublier que l’occupation du Tibet par la Chine en 1949 a été suivie par l’élimination physique de centaines de milliers de Tibétains. Le gouvernement tibétain en exil à Dharamsala estime le nombre des victimes à 1,2 million de personnes, sur une population totale qui s’élevait à 5 ou 6 millions. Certes, comme il est d’usage en matière de génocide, son auteur, c’est-à-dire le gouvernement chinois, nie l’ampleur de ce chiffre. Certains universitaires occidentaux l’ont également révisé à la baisse, l’estimant plus proche de 700 000 à 800 000 victimes. Ce qu’il faut retenir, c’est que dans les premières décennies de l’occupation du Tibet, il y a bien eu un début de génocide physique, qui a d’ailleurs été reconnu en 1960 par une commission internationale de juristes.
Deuxièmement, il y a d’autres manières de faire disparaître un peuple que d’éliminer physiquement les hommes et les femmes qui le constituent. Il suffit de le priver de sa langue, de sa culture, et de sa mémoire. C’est la stratégie qui est actuellement mise en œuvre, de manière très consciente et organisée, par les autorités chinoises au Tibet. Derrière l’autonomie de façade et les droits reconnus en théorie aux prétendues « minorités nationales » par la Constitution chinoise, la réalité est celle d’une politique d’assimilation forcée. La langue tibétaine est marginalisée dans l’enseignement et les usages professionnels, la toponymie est systématiquement sinisée, la religion tibétaine est mise sous surveillance et dénigrée. La Chine espère ainsi parvenir à s’incorporer complètement le petit peuple tibétain, de même qu’ont déjà été entièrement assimilés les peuples mandchous et mongols. C’est pourquoi le Dalaï-Lama, qui pèse ses mots, évoque un « génocide culturel » en ce qui concerne la politique conduite par Pékin au Tibet.
Quels sont les chances de faire échec à ce génocide culturel ? Nous pouvons, fort heureusement, compter sur l’esprit de résistance du peuple tibétain, qui apparaît indomptable. Soixante ans après l’annexion du Tibet, le soulèvement du printemps 2008 est venu rappeler au monde que les Tibétains n’acceptent toujours pas la tutelle chinoise. Mais la répression est sévère depuis cinq ans, sous un régime de loi martiale qui ne dit pas son nom. Ces dernières années, les immolations par le feu se multiplient, témoignant du degré de désespoir atteint par le peuple tibétain.
C’est maintenant que nous ne pouvons plus fuir nos responsabilités. Rien ne sert de reconnaître les génocides passés, si nous ne nous préoccupons pas de ceux en cours. Le premier combat à mener est d’abord celui de la vérité. Car les auteurs d’un génocide tirent toujours parti du silence des nations. Se taire, c’est être complice. La France et l’Union européenne doivent s’exprimer clairement sur la question du Tibet, et signifier aux autorités de Pékin ce qui leur paraît inacceptable. Alors seulement, dans une deuxième étape, l’étau pourra se desserrer sur le peuple tibétain.
Tel est le témoignage que je voulais porter dans nos débats. La proposition de loi qui nous est soumise soulève sans doute des difficultés d’ordre juridique. Mais que pèsent ces arguties face à la souffrance des peuples ?
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L’engagement de Garze par Tsering Woeser Du 13/01/2012 au 16/06/2012 Commentaires : 0 | |
De Manigange à Garze, il y a plus de 90 kilomètres. J’ai plus d’une fois emprunté ce chemin et les paysages magnifiques qui longent la route sont inoubliables. Mais à partir de 2008, les préfectures de Dege, Garze, Luhuo, Dawu et plusieurs autres (surnommés Kang du Nord ou Le Chemin du Nord) sont devenues zones interdites. Ces trois dernières années, particulièrement à Garze, peu importe femmes ou hommes, jeunes ou vieux, moines ou laïcs, tous n’ont cessé depuis d’exprimer leur révolte.
Et celle-ci s’exprime sous des formes exclusivement non violentes. À l’été de 2008, sur la route qui traverse la préfecture de Dartsendo, j’ai rencontré un Tibétain, administrateur désormais à la retraite, qui disait d’un air perplexe : « Ces moines sont complètement fous, ils se précipitent pour distribuer des tracts directement devant les policiers et les forces antiémeutes, alors évidemment, ils se font battre et arrêter ». Cet ancien administrateur ajouta en soupirant : « Certains de ces tracts sont d’ailleurs ridicules, du genre les Hans mangent les poupées mortes » (le terme « poupées mortes » désigne de manière méprisante dans le dialecte du Sichuan les enfants illégitimes, non-enregistrés).
Cette résistance pacifique essuya une violente répression. Le 4 avril 2008, le monastère de Donggu se situant dans le district du même nom, dans la préfecture de Garze, fut accusé injustement de cacher des armes, et fit donc l’objet d’une fouille de la part de la police militaire. Un grand moine de plus de 70 ans fut arrêté pour avoir refusé de piétiner l’image de l’Honorable Dalaï-lama. Lorsque les moines et des habitants se rassemblèrent devant l’administration locale pour exiger que l’on relâche le vieux moine, le secrétaire du comité de district Liao Caikun donna l’ordre aux soldats d’ouvrir le feu. 19 Tibétains furent tués par balle et plusieurs autres furent blessés ou durent s’enfuir.
En raison de la rapidité du massacre, de la destruction des cadavres afin d’effacer les traces et du blocage complet de l’information, peu d’étrangers connaissent les détails de ce genre d’événement sanglant. Mais pour les Tibétains, il s’agit d’une dette de sang inoubliable. Trois ans plus tard, d’autres nouvelles nous parvinrent selon lesquelles les Tibétains de Garze distribuaient encore des tracts dans les rues et continuaient à crier des slogans. Cette méthode de protestation pacifique et indéfectible se reproduisit encore presque tous les jours de juin à août 2011. Juste avant d’entrer à Garze, nous avons d’ailleurs appris sur internet que de 60 à 70 Tibétains avaient déjà été arrêtés, et qu’une dizaine avait été condamnée.
C’est pourquoi, lorsque j’ai vu que les rues de Garze, qui m’étaient auparavant si familières, m’étaient devenues étrangères en raison de la présence d’innombrables policiers militaires en armes, je fus troublée. Et en même temps, je ressentis un profond respect pour mes compatriotes locaux.
Bien sûr, je n’arrivai à reconnaître aucun des Tibétains que je croisais par hasard, ni à deviner lequel d’entre eux se préparait à devenir à tout moment un héros, sacrifiant sa vie pour la justice, mais je savais qu’il était là, parmi eux. Lorsque j’entrai par hasard dans une petite boutique familiale vendant de la tsam-pa, levant la tête, j’aperçus le sourire bienfaisant de l’Honorable. Je fus surprise, mais restai silencieuse, car dans les rues pleines de militaires de Lhassa, il est impossible d’apercevoir une quelconque icône à l’effigie de Gyara Rinpoche affichée aussi courageusement en public. Le jeune homme au comptoir me dit, en riant doucement, que la tsam-pa pétrie à l’eau de Garze est réputée dans tout le grand Tibet.
Comme il est difficile en général pour les visiteurs flânant dans les rues et les ruelles de s’informer de la situation réelle sur place, moi et Wang Lixiong sommes montés dans un taxi, afin de discuter avec le chauffeur. Le chauffeur nous dit qu’il est originaire de Ya’an et qu’il est arrivé à Garze pour y travailler comme chauffeur de taxi il y a 6 mois à peine. Il ajouta : « Vous avez rappliqué ici de l’intérieur des terres pour quoi faire ? Vous ne pigez pas qu’ici, c’est très dangereux ? Les Tibétains chaque jour font des scandales dans les rues ». Je lui demandai : « Quel genre de scandale ? Ils brûlent et pillent ? » Il répondit : « Pas du tout de ce genre. En dehors de distribuer des tracts, les Tibétains ne font que crier des slogans ». Je lui demandai encore : « Tu l’as vue de tes propres yeux ? ». Il hocha la tête : « Oui, je le vois souvent. Plusieurs Tibétains ont dû partir en exil, alors que les “spécialistes” s’agitent directement devant les policiers et les militaires, avec pour résultat qu’ils se font battre très sérieusement, le sol se couvre de leur sang ».
Le chauffeur de taxi me dit qu’il en a été témoin hier encore, sur une traverse piétonne qui enjambe une rue au centre de la ville. J’y suis allé voir, mais je n’y ai vu qu’un mendiant aveugle tenant dans sa main un microphone, chantant curieusement à pleins poumons la chanson « Sans le Parti communiste, il n’y a pas de nouvelle Chine » (1) qui résonne à travers son modeste amplificateur portatif. Est-ce vraiment la manière à la mode pour mendier aujourd’hui, chanter des chansons communistes ? Bien sûr, ce mendiant était de nationalité Han, et les deux voitures de police stationnées non loin n’y portaient pas attention. Mais s’il était Tibétain ? J’ai bien peur qu’il ne fût depuis longtemps expulsé.
Quelques jours plus tard, à Dartsendo et Chengdu, nous avons appris une nouvelle qui incarne parfaitement l’esprit de cet engagement à la non-violence. Selon ces informations, plusieurs villages de la préfecture de Garze ont instauré un système de tirage au sort parmi l’ensemble des maisons du village. Tour à tour, chaque désigné doit aller à la ville distribuer des tracts et crier des slogans ; lors de leur arrestation, le village en entier devra fournir son aide aux autres membres de sa famille. Nous avons également appris sur internet que le lendemain de notre départ de Garze, un autre Tibétain fut arrêté pour avoir crié en pleine rue : « Laissez le Dalaï-lama revenir à la maison ! »
(1) Chanson révolutionnaire vantant les mérites du Parti communiste de Chine.
Le 21 septembre à Lhassa
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ETL ET LE G20 Du 01/11/2011 au 10/11/2011 Commentaires : 1 | | | ETL en route pour le G20!!
Depuis le 2 novembre, des mouvements se réveillent un peu partout en France en raison du G20!
Voici plusieurs photos, vidéos, articles... Des petites infos à fur et à mesures!
Plusieurs de nos ami(e)s ont été arrêté suite à ces différents actes, mais la non-violence et la non-dégradation fait qu'ils sont toujours relaché(e)s quelques heures plus tard!!
cliquez pour lire l'article et voir la vidéo^^
Très vite des photos et nouvelles!!
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